Enfin le compte-rendu de la bataille. Il faut dire qu'après la période de décompression due à la fin de ce projet, à la vie réelle qui m'a rattrapée, au tri des 300 photos de la démo et à ce p.... d'ordinateur qui à foiré l'enregistrement du 1er compte-rendu, du temps s'est écoulé...

La bataille est refaite avec la règle Might&Reason de Sam Mustafa plus des règles spéciales pour le scénario.

Les redoutes sont considérées comme des couvertures et leur front est de 180 degrés.

Les grenadiers les garnissant, Le joueur coalisé peut choisir la répartition des dommages (Grenadiers ou Artillerie) pour les tirs. En cas d'assaut la batterie effectue son tir défensif et les grenadiers combattent, la batterie n'est emportée que si les grenadiers sont détruits. Par contre les grenadiers ne bénéficient pas du bonus au tir de salve des Anglo-hanovriens et sont considérés comme étant toujours en longue portée.

Le temps était chaud et sec, tout tir d'artillerie sur un village qui donne un double 6 met le feu au village. Le feu devient incontrôlable et oblige une unité à quitter la zone si, au début d'impulse, le dé est inférieur au nombre d'impulses de feu.

Un grand merci à Philippe, Fred et José qui ont bien voulu prendre en charge les états major de chaque camp.

La situation à 9h00, telle qu'elle est perçue par les coalisés:

0900 deploiement cote hanovre

La situation à 09h00 vue de l'aile droite française.

0900 deploiement francais vue de droite

La situation générale à 09h00

0900 vue aerienne

De 09H00 à 10H45:

La bataille commence par un bombardement inefficace des redoutes Coalisées.

M de Chevert lance son assaut à travers la forêt, mais les pentes et le couvert rendent difficile la progression et la coordination avec M d'Armentieres.

Ce mouvement repéré par les Jägers, inquiète fortement Le Duc de Cumberland qui souhaite redéployer en urgence sa ligne de bataille.

Le Maréchal d'Estrées, impatient, n'attend pas l'arrivée de la colonne Chevert pour lancer l'assaut au centre. Ordre est donné à la division du Palatin de M le Baron d'Isselbach de prendre au plus vite Hastenbeck afin de permettre à la cavalerie de déboucher. A la faveur d'une confusion dans les lignes coalisées, Hastenbeck est prise sans combat dès 10H15 par la  seconde brigade Palatine.

Lückner, outrepassant ses ordres, décide de sortir des marais afin de harceler l'aile gauche de cavalerie. Rapidement contré par les hussards de Bercheny et de Polleresky, et malgré une résistance héroïque, ses escadrons sont totalement dispersés vers 10H30.

 

1045 situation

De 10h45 à 12H30:

Le bombardement des positions fortifiées coalisées se poursuit sans grand effet et la progression dans les bois est très lente tant à cause du terrain que des difficultés de commandements. Cela permet au corps de M Von Imhoff de se déployer face à la menace. Cependant la pression de l'avance des brigades de MM d'Anlezy et d'Armentieres oblige les grenadiers à abandonner leur position retranchée et à faire face au danger.

Pendant ce temps au centre, M Von Wutginau ordonne une contre-attaque sur Hastenbeck afin de le reprendre. La première attaque, mal soutenue, est repoussée vers 11H00 avec de lourdes pertes, la brigade Von Wurtersberg est anéantie. Un second assaut par la brigade Von Gilsa dans la demi-heure suivante repousse les derniers palatins retranchés et emporte le village.

Le Maréchal D'Estrées relance une attaque sur Hastenbeck et, à partir de12H00 une intense préparation de feu anticipe l'assaut suivant. La cavalerie de M De Brissac se positionne pour exploiter .

M le Duc de Cumberland profite de la lenteur de l'attaque française sur sa gauche pour faire glisser sa ligne et faire revenir la division de M Von Zastrow. La manoeuvre prend du retard à cause de l'impétuosité de M Von Oberg qui voulut vers 11H00 charger les lignes françaises, ceci causant un grand désordre sur les arrières d'Hastenbeck.

1230 situation

De 12H30 à 14h15:

Après une longue préparation de mousqueterie, la brigade de M de Saint-Pern s'elance à l'assaut d'Hastenbeck. Pilonnée par la seconde redoute et fusillée par un tir de défense redoutable, la brigade s'évapore dans l'assaut. Une demi heure plus tard, à la suite d'une nouvelle préparation, le baron Von Isselbach, à la tête de la première brigade Palatine, fait fuir les derniers résistants hessois et contrôle définitivement le village. M de Brissac, protégé du feu ennemi par la brigade Royal Suède, avance alors sa division de cavalerie le long des marais afin d'empêcher une contre-offensive hanovrienne. M le duc d'Orleans fait de même sur la droite du village malgré le feu dévastateur de la redoute.

Sur l'aile droite, M d'Anlezy, à la tête de la brigade Champagne, monte un assaut brutal sur la première redoute et, malgré des pertes sévères, l'emporte dès 12H45. La pression de M d'Armentieres et de M de Chevert devient très forte mais les coalisés reculent calmement et reforment un front face à l'aile droite française au delà des ruines de l'ancien château.

1415 situation

De 14h15 à 16H00:

C'est une période de réorganisation où les deux états major reconsidèrent la situation et envoient de nouveaux ordres. Le combat au centre faiblit, la brigade Royal Suédois, durement touchée par la mitraille et la mousqueterie coalisées se forme en colonne pour laisser déboucher la cavalerie de M de Brissac. A droite d'hastenbeck la cavalerie de M le Duc d'Orleans progresse sous la mitraille de la dernière redoute.  Cette dernière devrait faire l'objet d'un assaut mais M de Contades hésite fortement.

A droite, M de Chevert commence le duel de mousqueterie dans les bois. Les coalisés bien retranchés et protégés par l'action volontaire des Jägers ne subissent que peu de pertes.

1600 situation

De 16H00 à 17H45:

Vague après vague, la cavalerie française charge les lignes coalisées sans parvenir à les briser. Les pertes montent de chaque coté mais les brigades hanovriennes tiennent toujours le débouché.

Au centre M de Contades ordonne à 16H30 à la brigade Chartres de se lancer à l'assaut de la redoute. La mitraille et le feu précis des grenadiers massacrent la ligne française qui déroute avant même d'avoir atteint les fortifications. M de Contades renonce à un second assaut sans préparation.

 M De Chevert tente plusieurs assauts sur la ligne coalisée sans grands résultats. Sous le feu précis des grenadiers, la Brigade Champagne, déjà éprouvée par son assaut de la première redoute déroute à son tour. Elle est immédiatement remplacée par la brigade autrichienne. Les Jägers, submergés par le nombre sont dispersés par une charge des grenadiers réunis.

Malgré une supériorité numérique écrasante, la difficulté du terrain empêche l'aile droite française d'exploiter cette supériorité et sur le front étroit, la discipline de ses soldats permet aux troupes de M Von Imhoff de faire jeu égal.

1745 situation

De 17H45 à 19H30 :

cela fait plus de huit heures que les armées s'affrontent et la fatigue commence à se faire sentir. Les ordres sont moins précis et, dans la fumée des tirs, les messagers mettent du temps à transmettre les nouveaux ordres aux chefs de divisions. Les charges continues de cavalerie ont eu raison de la brigade Kielmannseggs. Les autres brigades hanovriennes souffrent mais tiennent bon et repoussent avec pertes les charges françaises. M le Duc de Cumberland ordonne à la cavalerie coalisée de préparer une charge de dégagement afin de soulager l'infanterie.

Au centre, rendue prudente par la déroute de la brigade Chartres, la brigade Mailly, se réfugie dans un chemin creux et commence à masquer la redoute permettant ainsi l'approche au reste de la division de M de Contades et à la cavalerie de défiler.

A droite, les volontaires ont commencé à envelopper le flanc coalisé mais le duel au feu dans la foret reste largement à la faveur de ces derniers qui cèdent opportunément du terrain afin de raccourcir leur ligne et d'eviter un débordement plus important.

 

1930 situation

De 19H30 à 21H45:

Le soleil disparaît peu à peu et les combattants jettent leur dernières forces dans la bataille afin d'obtenir la décision.

La dernière brigade du corps de M Von Wutginau se désagrège vers 20H00, la cavalerie coalisée lance alors une succession de charges victorieuses pour stabiliser le front jusqu'a la nuit emportant par la même la brigade Colonel Général.

La seconde batterie, malgré un feu nourri de trois brigades, résiste toujours et inflige de lourdes pertes à ses tourmenteurs.

Dans les bois, le retrait face au feu de la ligne coalisée est effectué de manière très professionnelle. Il prive les forces françaises d'attaque à la bayonette et les punit durement dès qu'ils reviennent à portée de duel.

A la nuit tombée M le Duc de Cumberland juge la situation intenable et profite de l'obscurité pour ordonner un retrait en bon ordre de l'armée coalisée.

M le maréchal d'Estrées ne pouvant plus compter sur une cavalerie épuisée par cinq heures de combat intense ne peut que constater le retrait de son adversaire mais a la satisfaction de maîtriser le terrain et de s'être ouvert de fort belle manière les portes du Hanovre.

2130 situation a la nuit

Au petit matin les ordonnances relèvent les pertes suivantes:

Coté Coalisé :

2 escadrons de hussards et carabiniers morts, disparus ou dispersés, une vingtaine de canons emportés ou détruits et 15 bataillons en déroute pour des pertes totales de 800 morts, 3000 Blessés et 1500 prisonniers

Coté Français:

20 bataillons et 5 escadrons en déroute  avec des pertes totalisant 1500 morts et 4000 blessés, de nombreux gentilshommes ayant été blessés lors des charges de l'aprés midi.

Très prochainement je mettrais en ligne un album photo de la bataille.

La suite au prochain épisode.